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Des nageurs de la Garde nationale russe aux Championnats d'Europe de Natation à Paris et Saint-Denis

L'arme sportive russe

1 août 2026

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour l'Ukraine dénonce la présence d’athlètes affiliés aux forces de sécurité russes dans la délégation soi-disant « neutre » qui concourra en France, alors que la réintégration des athlètes russes et biélorusses au sein des compétitions sportives internationales ne cesse de s’accélérer.

Tandis que la guerre d'agression menée par le régime de Vladimir Poutine contre l'Ukraine entraîne toujours plus de bombardements, de destructions et de victimes — parmi lesquelles plus de 650 sportifs de haut niveau — la réintégration progressive des athlètes russes dans les compétitions internationales ne cesse de progresser, en dépit du fait que ces sportifs sont généralement soutiens du régime. Les Championnats d'Europe de natation, qui se déroulent à Paris et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) du 31 juillet au 16 août, en offrent une nouvelle illustration.


L’association Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre ! a alerté le 17 juillet la Fédération française de natation (FFN) et le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) quant à la présence, au sein de la délégation russe soi-disant « neutre » qui doit concourir en France, d'au moins deux athlètes affiliés à la Garde nationale russe (Rosgvardia). Cette présence contrevient aux exigences de la Fédération européenne, European Aquatics, dont la FFN fait partie.


Kliment Kolesnikov — double médaillé olympique à Tokyo et recordman du monde du 50 m dos — est présenté par Rosgvardia elle-même comme un militaire de son équipe sportive (1) . Un autre nageur sélectionné dans la délégation « neutre », Maxime Stupin, apparaît également dans des publications ouvertes comme membre associé de l'équipe sportive de la Rosgvardia.


Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre ! demande à la FFN et au CNOSF de garantir qu'aucune équipe russe ou biélorusse, sous quelque forme que ce soit, ne soit autorisée à concourir à Paris et Saint-Denis, et qu'en aucun cas les hymnes et drapeaux de ces deux pays ne soient utilisés si de prétendus « athlètes individuels neutres » devaient monter sur le podium.


Nous avons également proposé à la FFN de rendre hommage, à un moment qui lui convienne durant la compétition, à des sportifs ukrainiens de haut niveau morts pour leur liberté et la nôtre en combattant l'agression russe : les nageurs Kyryl Aleksandrenko, Maxym Kovalenko, Nikita Zasiadko et Dmytro Zakharchuk, ainsi que les plongeurs Serhii Radchenko et Mykyta Kozubenko. A ce jour, nous n’avons malheureusement reçu aucune réponse.


Début juillet, le bassin d'entraînement de la ville de Zaporijjia a été détruit par un bombardement russe — une nouvelle illustration de l'acharnement du régime contre le sport ukrainien, tandis que les propres athlètes de Poutine continuent d'être accueillis dans les compétitions internationales.


Le sport n'a jamais été pour la Russie (et avant elle l'URSS) un terrain neutre. Vladimir Poutine et sa « sportokatura » — une oligarchie économique et sportive qui l'a aidé à prendre le pouvoir — en ont fait un élément essentiel du régime, en Russie même, et de son influence internationale. Il transforme de fait tous les sportifs russes en propagandistes. Nous ne sommes pas tenus de leur offrir une tribune — pas plus à eux qu’à Xenia Fedorova.


1 Dans la revue officielle de la Garde nationale russe, il est décrit comme « instructeur principal de l'équipe sportive de la Direction du district central de la Garde nationale de Russie (Rosgvardia), soldat de la Rosgvardia ». Plus récemment, sur le site rosguard.gov.ru, il est présenté comme « militaire de l'équipe sportive de la Direction du district central de la Garde nationale de Russie ».

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