CAMPAGNE -
Ensemble, sauvons les otages civils ukrainiens
Plus de 16 000 civils ukrainiens sont détenus illégalement en Russie. Des journalistes, des élus, des habitants ordinaires — soumis à la torture, aux disparitions forcées, à la russification. Ils ont des noms. Ils ont des familles. Ils ne doivent pas disparaître dans les négociations. Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !, l'Union des Ukrainiens de France, l'association RETURN FREEDOM et le mouvement Civilni Vilni plaident ensemble pour que la libération des otages civils ukrainiens devienne une condition sine qua non de tout accord avec Moscou.
16 000+
civils ukrainiens détenus
illégalement en Russie
Organisations de droits humains — estimations minimales
Objectif 100 villes
mobilisées pour parrainer
200 otages d'ici fin 2026
I
Objectif 3
pays
européens actifs dans le parrainage municipal
France, Belgique, Suisse
Comprendre l'enjeu
Plus de 16 000 Ukrainiennes et Ukrainiens civils sont actuellement détenus arbitrairement par la Russie
(Estimations du Centre pour les libertés civiles ; jusqu'à 20 000 selon l'ombudsman ukrainien Dmytro Lubinets)
Une typologie large — les otages civils ukrainiens sont des femmes et des hommes ordinaires arrachés à leur vie par l'occupation russe en raison de leur identité ou de leur engagement civique :
▸ journalistes et professionnels des médias ;
▸ enseignants et éducateurs ayant refusé d'imposer les programmes russes ;
▸ maires et élus locaux enlevés pour avoir exercé leur mandat démocratique ;
▸ sportifs et entraîneurs ;
▸ parents ayant refusé la russification de leurs enfants ;
▸ simples citoyens attachés à leur culture et à leur nationalité ukrainienne.
Pourquoi parler d'otages ?
Le mot « otage » désigne une qualification juridique précise au regard du droit international. Selon la Convention internationale contre la prise d'otages (1979) et la Quatrième Convention de Genève (article 34), un otage est une personne capturée et détenue pour faire pression sur un tiers — un gouvernement, une population, une organisation — afin d'obtenir une concession.
C'est exactement ce que la Russie pratique depuis 2014 et plus encore depuis 2022. Les civils ukrainiens sont arrachés à leurs foyers ou enlevés dans les territoires occupés non pour ce qu'ils ont fait, mais pour ce qu'ils représentent : l'identité ukrainienne, sa mémoire, sa résistance. Ils sont ensuite transportés dans des centres de détention russes, où Moscou les utilise comme monnaie d'échange et levier de pression — pour obtenir des concessions territoriales, militaires ou diplomatiques. Cette pratique est précisément la définition juridique de l'otage.
Au regard du Statut de Rome (article 8.2.a.viii), la prise d'otages est un crime de guerre. L'Ombudsman ukrainien Dmytro Lubinets, le Centre pour les libertés civiles, l'OSCE-ODIHR et la Mission de surveillance de l'ONU en Ukraine emploient unanimement le terme « civilian hostages ».
Une longue continuité historique
Cette politique d'élimination des représentants de la société civile ukrainienne s'inscrit dans une continuité historique russe et soviétique — de l'Holodomor (1932-1933), qui fut précédé de l'élimination méthodique de l'élite culturelle, scientifique et religieuse ukrainienne, jusqu'aux disparitions forcées d'aujourd'hui dans les territoires occupés.
Les objectifs de la campagne
1. Faire connaître la situation des populations des territoires occupés
Briser le silence qui entoure les habitants des oblasts de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia, Kherson, et de la Crimée — soumis à des disparitions forcées, à la russification et à la terreur quotidienne.
2. Sortir les otages civils de l'anonymat
Donner un nom, un visage et une histoire à chaque détenu — par le parrainage municipal et les événements publics — pour qu'aucun ne reste oublié.
3. Obtenir de la Russie des informations sur leur sort
Exiger l'accès des organisations internationales (CICR, ONU, OSCE) aux lieux de détention et la prise en charge médicale des prisonniers, dont beaucoup sont gravement malades ou blessés.
4. Obtenir leur libération
Mobiliser les opinions publiques européennes et leurs gouvernements pour que la libération des otages civils devienne une condition sine qua non de toute négociation avec Moscou.
« Cette campagne est la réponse des citoyens à une question simple : que peut faire une ville face à une guerre impériale qui prend les civils pour cibles ? Elle peut donner un nom, un visage et une voix à un détenu enfermé dans le silence à deux mille kilomètres de là. Elle peut refuser l'oubli. Cent municipalités parrainant deux cents otages, c'est le commencement d'un bouclier civique européen. »
— Sylvie Rollet et Pierre Raiman, présidente et vice-président de PLU
Actualités de la campagne
23 mai 2026
ARTICLE PARU DANS LE MONDE

Des milliers de civils ukrainiens détenus par la Russie : Pour l'Ukraine et des associations ukrainiennes lancent une campagne pour rompre le silence
Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre » s'associe à trois organisations ukrainiennes, dont Return Freedom, pour alerter l'Europe sur l'un des crimes de guerre les plus méconnus du conflit : la captivité de dizaines de milliers de civils ukrainiens entre les mains de la Russie.
21 février 2026
DISCOURS PUBLIC
Discours prononcé à l'occasion de la grande marche annuelle à Paris en commémoration de la guerre d'agression russe en Ukraine
Lors du rassemblement marquant le quatrième anniversaire de l'invasion à grande échelle, Pour l'Ukraine intervient au forum pour porter les exigences de la campagne Ensemble, sauvons les otages ukrainiens.
18 février 2026
TRIBUNE PARUE DANS LE MONDE

« Si nous ne voulons pas assister à ce qui ressemble à une guerre génocidaire contre les civils, il nous faut au plus vite secourir la population ukrainienne »
Tribune co-portée par Pour l'Ukraine (Sylvie Rollet et Pierre Raiman) parue dans Le Monde, signée par Galia Ackerman, Aurélien Duchêne, Nicolas Tenzer, Françoise Thom, Cécile Vaissié, le général Michel Yalovleff et des dizaines d'autres.
2 février 2026
LETTRE OUVERTE PARUE DANS L'EXPRESS

Lettre ouverte au Président de la République : que l'exigence humanitaire devienne le socle de toute négociation
Lettre co-portée par Pour l'Ukraine (Sylvie Rollet) et signée par Bernard-Henri Lévy, Ariane Mnouchkine, Jonathan Littell, Marc Lévy, Stéphane Courtois, Nicolas Werth et une cinquantaine d'autres personnalités, parue dans L'Express sous le titre « Le cri de révolte de 11 intellectuels français ».
15 janvier 2026
SOIRÉE - DÉBAT

Evguenia Tchirikova : Un seul moyen d'arrêter la terreur russe
Le 15 janvier 2026, à l'Auditorium de l'Hôtel de Ville de Paris, s'est tenue la soirée « Quel sort pour les civils dans les territoires ukrainiens occupés ? », consacrée au sort des populations civiles sous occupation russe. Elle fut organisée par Desk Russie, avec la participation de Pour l’Ukraine.
18 novembre 2025
TRIBUNE PARUE DANS LE MONDE

" Sauvons Anastasia Hloukhovska et les 48 autres journalistes détenus par la Russie "
Tribune co-portée par Pour l'Ukraine (Pierre Raiman), Reporters sans frontières, la Fédération européenne des journalistes, et des personnalités comme Nathalie Loiseau, Claude Malhuret, Oleksandra Matviichuk et Nadia Sollogoub.
Le comité national de soutien en France
Le comité national de soutien apporte leur soutien à la campagne " Ensemble sauvons les otages civils ukrainiens ". Il rassemble des personnalités du monde académique, littéraire, artistique et politique, appartenant à toutes les sensibilités républicaines. Sa composition est à jour en date du 29 juin 2026.
Membres du comité
ACKERMAN Galia
Historienne, rédactrice en chef de Desk Russie
ARJAKOVSKY Antoine
Historien, co-directeur du Collège des Bernardins
ASSOULINE David
Ancien sénateur de Paris
BAYOU Julien
Avocat, ancien député
BOZONNET Marcel
Comédien, metteur en scène, ancien sociétaire et administrateur de la Comédie-Française
COHN-BENDIT Daniel
Ancien député européen
CYRULNIK Boris
Essayiste, neuro-psychiatre et psychanalyste
DAOUD Emmanuel
Avocat auprès de la Cour pénale internationale
GARAPON Antoine
Ancien magistrat
GOUPIL Romain
Cinéaste
JADOT Yannick
Sénateur de Paris
JODEAU Martine
Avocate, Conseillère d'État honoraire
KERSAUDY François
Historien, professeur à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne
LE GRIP Constance
Députée des Hauts-de-Seine, vice-présidente du groupe d'amitié France-Ukraine
LÉVY Jacques
Lauréat du prix international de géographie Vautrin-Lud 2018
LEVY Marc
Écrivain
LOISEAU Nathalie
Députée européenne
MELNIK Alexandre
Ancien diplomate russe, expert et consultant en géopolitique
MINAEV Igor
Réalisateur, scénariste et metteur en scène
MNOUCHKINE, Ariane
Metteuse en scène, directrice du Théâtre du Soleil
PASTERNAK Jean-Pierre
Président de l'Union des Ukrainiens de France
PHILIP Thierry
Professeur de médecine en cancérologie
PHILIP-GAY Mathilde
Déléguée générale de la Chaire lyonnaise des droits humains et environnementaux, professeure de droit public, université Lyon 3
RABATEL Alain
Professeur émérite des universités en sciences du langage, université Lyon 1
SALAS Denis
Essayiste, magistrat honoraire
SCHNAPPER Dominique
Sociologue, ancienne membre du Conseil constitutionnel
SERVAN-SCHREIBER Fabienne
Productrice, présidente de Ciné-TV
SOLLOGOUB Nadia
Sénatrice de la Nièvre, présidente du groupe interparlementaire d'amitié France-Ukraine
TENZER Nicolas
Spécialiste des questions internationales et stratégiques, auteur notamment de Notre Guerre
THOM Françoise
Historienne, spécialiste du monde russe et soviétique, autrice notamment de La guerre totale de Vladimir Poutine
TOURAINE Jean-Louis
Professeur de médecine en immunologie, ancien député
VAISSIÉ Cécile
Professeur des universités en études russes et soviétiques
VÉDRINE Olivier
Politologue, journaliste et administrateur de l'Association Jean Monnet
WEBER Olivier
Écrivain, reporter, ancien correspondant de guerre, ambassadeur de France itinérant de 2008 à 2013
WERTH Nicolas
Historien, spécialiste de l'histoire de l'Union soviétique, directeur de recherche au CNRS, président de Memorial France


