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COLLOQUES ET FESTIVAL - 

Une résistance culturelle

Depuis 2022, Pour l'Ukraine engage la résistance culturelle ukrainienne sur deux fronts complémentaires. Elle a co-fondé et anime le Forum culturel Europe-Ukraine — réseau paneuropéen d'intellectuels, d'artistes et d'universitaires mobilisé dans onze villes le 24 février 2023 pour soutenir une culture assiégée. Elle organise également, chaque année au Festival d'Avignon, des rencontres qui font entendre la voix des créateurs ukrainiens : lectures, tables rondes, témoignages. En juillet 2026, pour la deuxième année consécutive, les rencontres « Quand les mots résistent » se tiennent les 17 et 18 juillet à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon et à la Maison Jean Vilar.

Avignon avec l'Ukraine

" Notre littérature navigue péniblement à contre-courant du mutisme. Le courant du silence nous emporte et, dans cet abîme d'obscurité et de souillure, naissent les mots. Ils ne sont ni beaux ni agréables : ils font mal, comme les flèches et les balles ". 

Tetyana Ogarkova et Volodymyr Yermolenko,

La Vie à la lisisère

Évènement annuel - 2ème édition en 2026

 Avignon avec l'Ukraine : " Quand les mots résistent " 

Chaque année au Festival d'Avignon — le plus grand rendez-vous théâtral d'Europe —, Pour l'Ukraine organise des rencontres pour faire entendre la voix des créateurs et penseurs ukrainiens. En 2026, pour la deuxième fois, la culture ukrainienne entre dans Avignon.

Pour la deuxième année, l’Ukraine sera présente lors du grand rendez-vous annuel de la culture qu’est le festival d’Avignon, grâce à l’accueil généreux de la Maison Jean Vilar et de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon.

Dès l’occupation nazie, le juriste Raphaël Lemkin notait que le meilleur moyen de détruire une nation était d’éradiquer sa culture. C’est à cela que s’emploie la Russie de Poutine : en détruisant, mais aussi en pillant et s’appropriant méthodiquement le patrimoine artistique ou archéologique des territoires occupés d’Ukraine, Moscou tente d’effacer la singularité d’une culture qui n’appartient pas à un prétendu « monde russe ». Son originalité et son authenticité sont la marque d'un peuple souverain.

Mais l’Ukraine résiste. Sur le front et dans le cœur de ses habitants, comme dans l’œuvre de ses poètes, romanciers, dramaturges et penseurs. Jamais le théâtre, le cinéma, la poésie, la musique n’ont connu une telle effervescence et une telle résonance au-delà même des frontières du pays.

Cette vitalité créatrice sera au cœur des rencontres que nous organisons les 17 et 18 juillet. Pour faire connaître leur combat quotidien pour la culture, des écrivains, dramaturges et professionnels de l’art ukrainiens seront présents lors de deux événements :

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Les fonds collectés sont exclusivement destinés à couvrir les frais de déplacement et hébergement des personnalités ukrainiennes et française invitées par Pour l'Ukraine, à l'exclusion de toute rémunération, et les frais de déplacement de la metteuse en scène et des comédiens.

Hello Asso, collecte de fonds

 Actualités Avignon avec l'Ukraine

Forum Europe-Ukraine, culture et résistance

" Le droit d’un peuple à disposer de lui-même, le droit d’une nation à affirmer son existence, le droit d’une culture à s’exprimer et à s’épanouir sont des principes inaliénables qui définissent la démocratie et son histoire, des principes que le régime de Vladimir Poutine piétine en Ukraine, mais aussi en Russie même, pour mieux les nier à la face du monde.

C’est pourquoi le monde culturel (des universités aux théâtres, des maisons d'édition au cinéma et aux arts visuels) doit manifester son entière solidarité avec le peuple ukrainien et l’assurer d’un soutien incessant dans son combat ". 

Alexis Nuselovici (Nouss),

Vice-doyen chargé de la recherche Faculté ALLSH, Aix-Marseille Université

Le Forum Europe-Ukraine, une chaîne de  solidarité culturelle 

Comment donner à la notion de dignité, revendiquée par les Ukrainiens.nes depuis Maïdan en 2014, une plein extension philosophique, esthétique et politique ?

Que peut signifier la résistance intellectuelle et académique, ses motifs et ses effets, dans le cadre de la guerre en Ukraine ?

Professeur de philosophie et directeur du Centre européen de recherches en Sciences humaines à l'Université nationale "Académie Mohyla" de Kyiv, Constantin Sigov a été directeur d'études associé à l'École des hautes études en sciences sociales, a fait partie de l'équipe de rédaction du Vocabulaire européen des philosophies et a été lauréat du programme PAUSE à l'Université Paris 8 en 2023-2024. Il a fondé à Kyiv la maison d'édition Duh i litera (L'esprit et la lettre) qui publie des traductions en ukrainien d'oeuvres françaises de philosophie et de sciences humaines. 

Figure intellectuelle majeure de la résistance contre la guerre d'agression russe, il a publié quatre livres en France sur le sujet dont en 2023 Le courage de l'Ukraine (Éditions du Cerf) et Philosopher sous les bombes. Avec l'Ukraine en résistance (PUF). 

Colloque à l'occasion de la
remise du Doctorat Honoris causa (Aix-Marseille Université)
à Constantin Sigov

Colloque Dignité et Résistance avec Constantin Sigov,

Avec : 

  • ​Alexis Nous (Aix-Marseille Université, " La dignité de la résistance ")

  • Sylvie Wauquiez (Paris 8) " Une université face à la question ukrainienne "

  • ​Lenka Karfikova (Université Charles, Prague) " Ukraine as a Memento "

  • Marguerite Léna (Communauté Saint Françoix-Xavier), " Le choix de l'Europe "

  • Véronique Nahoum-Grappe (EHESS),             " Liberté / Dignité "

  • Barbara Cassin (CNRS, Académie française) " Qu'est-ce que résister pour une langue ? "

  • Fabrice Puchault (Unité Société-Culture, Arte France) " Génération Ukraine, ce que pourrait faire le cinéma documentaire

  • Soko Phay (Paris 8), " Guerre en Ukraine, art et résistance "

  • Volodymyr Yermolenko (Université Nationale Académie Moyhla, Kyiv),                  " Dignité contre violence : leçons de la résistance urkainienne "

  • Jean-Louis Fournel (Paris 8), " Traduire, dit-il : Constantin Sigov et la traduction des intraduisibles "

  • Constantin Sigov, " Réponse(s)

« Comment aider l’Ukraine et l’Europe à gagner la guerre culturelle que leur livre la Russie ? »

À travers toute l’Europe, le monde de la culture affirme sa solidarité avec le peuple Ukrainien ! Le 24 février 2023 ont été posées les fondations d’un « nouveau mouvement humaniste rassemblant intellectuels et militants de différents pays ».

La guerre que mène la Russie de Poutine contre l’Ukraine est une guerre contre sa culture et contre la culture en général. Le Kremlin déclare décadentes les valeurs de démocratie, de liberté et d’esprit critique qui façonnent la culture européenne. De facto, l’Ukraine se trouve contrainte de les défendre, en notre nom à tous, contre la Russie. Les acteurs européens de la culture se sont mobilisé le 24 février, date anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe.

Avec ce qu’ils savent faire – leurs mots, leurs idées et leurs imaginaires, ils ont pris la parole pour montrer qu’ils se tiennent aux côtés du peuple ukrainien dans ses épreuves de chaque jour, pour l’aider à gagner la guerre et à préparer son futur.

LES VILLES MOBILISÉES : 

À KYIV, Sophia Androukhovych et Volodymyr Yermolenko (écrivains) ...

À TBILISSI, Guram Odisharia et Beka Kurkhuli (écrivains) ...

À SOFIA, Theodora Dimova (romancière), Yordan Eftimov (essayiste) ...

À BUCAREST, Mihaela Pop (philosophe), Vladimir Cretulescu (historien) ...

À VARSOVIE, Agnieszka Holland (cinéaste), Andrzej Seweryn (acteur, sociétaire de la Comédie Française) ...

À CRACOVIE, Krystian Lupa (metteur en scène), Oksana Zaboujko (philosophe), Sergiy Jadan (romancier et rocker ukrainien) ...

À ROME, Nicolas Martino (philosophe et critique d’art), Francesca Bellino (écrivain et journaliste) ...

À MADRID, Esther Bendahan (romancière), Juan Miguel Hernández León (architecte, Directeur du Círculo de Bellas Artes) ...

​À BERLIN, Gerd Koenen (historien), Camille de Toledo (écrivain) ...

À BRUXELLES, Sophie Muselle (comédienne) …

À PARIS, Robin Renucci (Directeur artistique de La Criée, Marseille), Marcel Bozonnet (comédien), Jonathan Littell (écrivain) ; Omar Souleimane (poète) ...

Que peut faire contre la guerre – en temps de guerre ou en opposition à la guerre - les acteurs culturels?

Ouvertes par Katyryna Kalytko, grande figure de la poésie ukrainienne contemporaine, 4 tables rondes en ligne  « Faut-il brûler Pouchkine ? », « L’ère des camps », « Fascisme et génocide sont-ils des gros mots ? »,  « Guerre à la guerre » ont regroupé le 2 décembre 2022 seize universitaires d'Ukraine, de Géorgie, d'Italie et de France, le tout clôturé par une conférence de l'essayiste Camille de Toledo.

La guerre en Ukraine, outre ses graves dimensions humaines et po-litiques, est venue reposer la question de la culture sur deux points majeurs.

L’agression contre l’Ukraine, d’une part, est explicitement affichée comme une agression contre son identité, incarnée dans sa langue et sa culture.

D’autre part, l’opinion ukrainienne a réagi à cette agression par un rejet de la culture russe, notamment au ni-veau linguistique et dans le domaine artistique.

Colloque en ligne intitulé La Culture Contre La Guerre

Conférence inaugurale : Kateryna Kalytko avec Irina Dmytrychyn (INALCO)

Alexis Nuselovici (Nouss) Vice-doyen chargé de la recherche Faculté ALLSH, Aix-Marseille Université

" Faut-il brûler Pouchkine ? " (La guerre des cultures et des langues)

Natalja Jatskiv (Université Nationale Précarpatsky Vasyl Stefanyk)

Atinati Mamatsashvili (Université d’Etat Ilia, Tbilissi)

Dmytro Tchystiak (Université nationale Taras Chevtchenko)

Nicolas Tournadre (Aix-Marseille Université)​

 

L’ère des camps, encore, toujours (Hantise et politique )

Gérard Bensussan (Université de Strasbourg)

Luba Jurgenson (Université Paris-Sorbonne)

Jacobo Machover (Université d’Avignon)

Eva Raynal (INU Champollion, Albi)

Fascisme et génocide sont-ils des gros mots ? (Lexique et idéologie)

Jean-Marc Dreyfus (Sciences Po, Paris)

Pierre Raiman (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Charles Zaremba (Aix-Marseille Université)

 

Guerre à la guerre (L’engagement des intellectuels, des artistes, des institutions culturelles)

Cinzia Cadamagnani (U. de Pise)

Véronique Nahoum-Grappe (EHESS)

Oxana Melnychuk (Association « Unis pour l’Ukraine »)

Emmanuel Wallon (Paris-Nanterre)

 

Conférence de clôture

« Si Stefan Zweig pouvait parler… Mémoire d’un européen face à la guerre en Ukraine » par Camille de Toledo

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