top of page

CAMPAGNE - 

Sportokratura - une machine politico-économico-sportive au service du régime

Depuis 2022, l'assocation Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre ! mène l'enquête  — reprise par Le Monde et L'Équipe — sur la sportokratura : la machine politico-économico-sportive par laquelle Poutine mobilise le sport russe au service de son régime et de sa guerre d'agression. Pour l'Ukraine combat le retour des athlètes russes et biélorusses dans les compétitions internationales, met en avant le courage des athlètes ukrainiens et garde la cause ukrainienne au cœur de l'actualité sportive mondiale.

Pour l'Ukraine a mobilisé l'opinion avant les JO de Paris 2024, rendu un hommage solennel aux athlètes ukrainiens tombés au combat, et mené une action de protestation quai Branly lors de la réintégration des athlètes russes aux Jeux Paralympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026.

Le combat se poursuit contre la normalisation progressive du retour russe dans le sport international.

 Ce que PLU demande concrètement 

 Comprendre l'enjeu 

La sportokratura  

SPORT + KRATOS (force, pouvoir en grec ancien) + NOMENKLATURA

Concept forgé par Lukas Aubin (IRIS), la sportokratura désigne le système mis en place par Poutine : une machine politico-économico-sportive où le sport de haut niveau est tout entier au service de l'idéologie et de la propagande de guerre. Oligarques, fédérations, athlètes militaires et mouvement de jeunesse paramilitaire Iounarmia (1,3 million de membres) en constituent les rouages. L'armée russe a officiellement deux missions : gagner la guerre en Ukraine, et gagner des médailles olympiques.

Au sommet de cette pyramide, le corps sportif de Poutine lui-même — judoka, hockeyeur, nageur — est soigneusement mis en scène par les communicants du Kremlin. Ce que Lukas Aubin appelle le Putin branding : l'instrumentalisation de l'image sportive du président comme outil de soft power, relayée par RT et Sputnik à l'échelle mondiale pour promouvoir la Russie comme alternative à l'hégémonie occidentale.

tatiana kudashova choigou

Tatiana Kudashova, triple championne d'Europe de taekwondo et médaillée mondiale, pose aux côtés de Sergueï Choïgou, ministre de la Défense russe, après avoir reçu une médaille du ministère de la Défense.

Sur ses réseaux sociaux : des posts pro-guerre, des photos avec Choïgou, des prix acceptés d'un gouverneur sanctionné par Washington et Londres pour son soutien à l'invasion de l'Ukraine. Le CIO exige la neutralité des athlètes russes. Tatiana Kudashova illustre pourquoi cette neutralité est une fiction.

Pourquoi les sportifs russes ne doivent pas participer aux jeux olympiques et par extension aux compétitions internationales : quatre arguments structurels

L'idéal olympique bafoué de manière répétée
 
La Russie a violé les trêves olympiques en 2008 (Géorgie), 2014 et 2022 (Ukraine). Son système de dopage d'État, qualifié d'« attaque choquante et sans précédent » par le CIO, révèle un mépris structurel des règles communes à l'ensemble du mouvement sportif international. Plus de 363 installations sportives ukrainiennes ont été détruites, plus de 650 athlètes tués. Aucune fédération internationale ne peut accueillir des athlètes d'un pays qui nie simultanément le droit à l'existence de ses adversaires.

La neutralité : une mascarade démontrée dans toutes les compétitions
 
L'expérience de Tokyo l'a montré sous bannière neutre : survêtements aux couleurs nationales, hymne de Tchaïkovsky, acronyme ROC en cyrillique. Aux Mondiaux de judo de Doha 2023, l'adjudant Inal Tasoev a concouru en violation directe des critères du CIO que sa fédération avait pourtant annoncé respecter. À Milan-Cortina 2026, la Russie a défilé sous ses couleurs nationales. Du Mondial d'athlétisme au championnat d'Europe de natation, aucune compétition ne peut garantir une neutralité réelle.

Des athlètes d'État, pas des sportifs indépendants
 
L'enquête de Pour l'Ukraine, reprise par Le Monde et L'Équipe, établit que 73 des 91 médaillés russes de Tokyo sont militaires, policiers, membres du CSKA ou du Dynamo Moscou, ou ont soutenu l'invasion — dont Dina Averina, Evgeny Rylov et Viktoria Listunova, qui ont arboré le « Z » au stade Loujniki en mars 2022. Ce profil ne concerne pas seulement les Jeux olympiques : les délégations russes dans toutes les compétitions internationales sont structurellement composées des mêmes athlètes d'État. Seuls deux médaillés de Tokyo se sont exprimés contre la guerre.

Un système global qui contamine chaque compétition

La sportokratura ne s'arrête pas aux Jeux olympiques. Poutine contrôle les fédérations internationales via des oligarques (boxe, escrime, tir). Nikita Nagornyy, triple médaillé olympique, dirige Iounarmia, le mouvement paramilitaire de jeunesse. Au sommet : le Putin branding — la mise en scène de son propre corps sportif relayée par RT et Sputnik comme instrument de soft power mondial. Chaque podium russe dans n'importe quelle compétition internationale est une tribune offerte à ce système.

Les athlètes ukrainiens : ce que cache la normalisation et le retour des Russes et Bélarusses

Le débat sur le retour des athlètes russes se déroule dans les salles feutrées du CIO et des fédérations internationales. Pendant ce temps, les athlètes ukrainiens, eux, s'entraînent — quand ils le peuvent — sous les bombes.

Les conditions d'entraînement

  • Plus de 363 installations sportives détruites ou endommagées sur le territoire ukrainien depuis février 2022

  • Entraînements quotidiennement interrompus par les alertes aériennes — certains athlètes s'entraînent dans des abris souterrains

  • Clubs fermés, compétitions annulées, accès aux équipements internationaux incertain ou impossible

La réalité humaine

  • Plus de 650 athlètes de haut niveau tués par l'agression russe depuis février 2022, selon le Comité olympique ukrainien

  • Des centaines d'autres mobilisés, blessés, déplacés, ou sans nouvelles de proches emprisonnés en Russie

  • Des enfants d'athlètes ukrainiens comptent parmi les milliers d'enfants déportés de force en Russie

La double injustice institutionnelle

  • Vladislav Heraskevych, athlète ukrainien, disqualifié aux JO d'hiver 2022 pour avoir affiché sur son casque le message « Non à la guerre en Ukraine » — au mépris de la Règle 50 de la Charte olympique que la Russie viole impunément depuis 2008

  • À Milan-Cortina 2026, la délégation ukrainienne paralympique interdite de défiler avec son pays dans ses frontières internationalement reconnues — pendant que les athlètes russes défilaient sous leurs couleurs nationales

Yevhen Malyshev, 19 ans, tué par l'armée russe

Yevhen Valentinovich Malyshev  était un biathlète et soldat ukrainien. Il a participé aux Jeux olympiques de la jeunesse d'hiver de 2020 à Lausanne, en Suisse.

Stanislas Gulenov, 22 ans

Master of Sports of Ukraine in judo Stanislav Gulenkov was killed in Donetsk region during a combat mission

 Actualités de la campagne 

bottom of page