Contre la propagande de guerre russe et ses relais en France
Depuis 2022, Pour l'Ukraine s'engage sur deux fronts contre la propagande de guerre russe en France. À l'initiative du Comité Denis Diderot et de Reporters sans frontières, et aux côtés d'autres associations partenaires, Pour l'Ukraine interpelle l'Arcom et les opérateurs de satellites pour que les sanctions européennes contre les médias russes soient réellement appliquées — y compris sur les interviews de personnalités sanctionnées, dont Sergueï Lavrov — avec des résultats concrets obtenus en coalition. En propre, Pour l'Ukraine analyse la propagande russe comme une forme de négationnisme et a souligné les silences de Xenia Fedorova, ancienne directrice de RT France, sur les enfants ukrainiens déportés et les crimes de l'armée russe, alors qu'elle s'installe au cœur des médias Bolloré. Pour l'Ukraine dénonce également l'utilisation de la Biennale de Venise comme vecteur de réhabilitation de l'image de Moscou, et souligne la convergence troublante entre certains discours politiques français et les narratifs de Moscou.
Comprendre l'enjeu
La propagande de guerre : cadre juridique
Le droit international interdit explicitement la propagande de guerre. L'article 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1976), traité contraignant ratifié par la France, dispose :
« Toute propagande en faveur de la guerre est interdite par la loi. »
Article 20, alinéa 1, Pacte international relatif aux droits civils et politiques, 1976
Le droit européen en action
Depuis mars 2022, l'Union européenne a adopté des sanctions successives contre les médias russes de propagande — RT, Sputnik, Rossiya 1, NTV et d'autres — sur le fondement du Règlement 269/2014, au motif qu'ils constituent une menace à « l'ordre public et à la sécurité de l'Union européenne ». Ces sanctions sont d'application immédiate : aucune transposition nationale n'est requise.
Le rôle de l'Arcom en France
La loi SREN, promulguée le 21 mai 2024, a donné à l'Arcom de nouvelles compétences pour faire respecter ces sanctions par les opérateurs français de satellites et d'internet. Leur application reste insuffisante.
Ce que Pour l'Ukraine demande concrètement
Pour l'Ukraine et ses associations partenaires formulent les demandes suivantes :
À l'Arcom
L'Autorité de régulation dispose depuis la loi SREN de mai 2024 des compétences et des moyens nécessaires. Pour l'Ukraine lui demande :
-
d'appliquer sans délai les sanctions européennes contre l'ensemble des médias russes sanctionnés — pas seulement au cas par cas et sous pression ;
-
d'intervenir publiquement auprès des médias et journalistes français pour rappeler que les interviews de personnalités sanctionnées au titre du Règlement UE 269/2014 constituent une mise à disposition de ressources économiques prohibée ;
-
de diffuser et mettre à jour la liste complète des personnalités sanctionnées auprès des médias et journalistes français ;
-
d'exiger le retrait des interviews déjà diffusés sur les sites et réseaux sociaux des médias concernés ; de mettre en demeure les fournisseurs d'accès internet — Orange, Free, SFR, Bouygues Telecom — de bloquer l'accès aux sites et flux en streaming des médias russes sanctionnés, conformément aux obligations découlant du Règlement UE 269/2014 ; et
-
d'engager des sanctions financières contre les diffuseurs qui contreviennent à ces obligations.
Aux opérateurs de satellites
Eutelsat et les autres opérateurs européens de satellites doivent cesser immédiatement la diffusion de toutes les chaînes et services russes sanctionnés, sans attendre une mise en demeure des autorités nationales. Les sanctions européennes sont d'application immédiate.
Aux médias français
Pour l'Ukraine appelle les médias français, et en particulier les diffuseurs de service public, à refuser d'interviewer des personnalités sanctionnées par l'Union européenne et à ne pas offrir de tribune aux propagandistes du Kremlin. La prétendue neutralité journalistique ne saurait justifier le contournement du droit européen ni l'absence de symétrie entre un agresseur et sa victime.
Au gouvernement français
Pour l'Ukraine demande au gouvernement d'examiner la situation administrative de Xenia Fedorova, ancienne directrice de RT France — chaîne interdite comme menace à l'ordre public et à la sécurité européenne — qui s'est installée au cœur des médias Bolloré (CNews, Fayard, JDNews). Une note interne du Quai d'Orsay, consultée par Le Monde (26 mai 2026), atteste point par point l'alignement de ses prises de parole sur les éléments de langage officiels du Kremlin.
Actualités de la campagne
29 juillet 2026
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Expulsion de Xenia Fedorova :
La France agit enfin contre la guerre informationnelle russe
L’arrêté d’expulsion signé par le ministre de l’Intérieur contre l’ancienne présidente de RT France ne sanctionne pas une opinion : il sanctionne une fonction. Nous réclamions cette mesure depuis avril 2025. Elle protège la campagne présidentielle qui s’ouvre. Elle ne suffit pas.
26 mai 2026
COMMENTAIRE D'UN ARTICLE DU MONDE QUI CITE NOTRE ACTION

Le Monde révèle comment l'ex-patronne de RT France distille la propagande de Moscou au cœur des médias Bolloré — et cite la mobilisation de Pour l'Ukraine
Xenia Fedorova, de RT France à CNews : Le Monde révèle l'emprise de la propagande du Kremlin dans les médias Bolloré
2 septembre 2025
TRIBUNE

« Quand la France Insoumise et le RN parlent comme le Kremlin »
À quelques jours d'intervalle, Lavrov, Mariani et Mélenchon ont tenu des propos d'une troublante similarité sur la légitimité de Zelensky. Pour l'Ukraine décrypte la convergence entre l'extrême gauche, l'extrême droite françaises et les narratifs du Kremlin. Tribune parue dans Ouest-France le 18 septembre 2025, portée par Sylvie Rollet, Pierre Raiman, André Klarsfeld et d'autres membres de Pour l'Ukraine.
7 juillet 2025
VICTOIRE DANS LA LUTTE CONTRE LES MÉDIAS RUSSES PROPAGANDISTES

L'Arcom ordonne (enfin) de bloquer 19 sites de médias russes sanctionnés
À la suite de la mobilisation du Comité Diderot et des associations Pour l’Ukraine, Russie-Libertés et Union des Ukrainiens de France, l’Arcom a enfin demandé aux opérateurs d’Internet de respecter les sanctions européennes contre la propagande russe.
14 mai 2025
TRIBUNE

Lenteur de la mise en œuvre des sanctions européennes contre les médias russes
Notre collectif s'étonne de la facilité en France à pouvoir suivre des médias qui relaient la propagande du Kremlin malgré les sanctions prises par l'Union européenne. L'Arcom reste curieusement passive.
13 avril 2025
ARTICLE LE MONDE

Xenia Fedorova, l’ancienne patronne de RT France, prise à partie au Festival du livre de Paris
Xenia Fedorova, l'ancienne patronne de RT France, prise à partie au Festival du livre de Paris
Reprise par Le Monde de l'action menée par Pour l'Ukraine et ses associations partenaires.
13 avril 2025
COMMUNIQUÉ

Pourquoi Pour l'Ukraine et 7 autres association ont interrompu la dédicace de Xenia Fedorova sur le stand Fayard (groupe Bolloré) au salon du livre
Pour l'Ukraine et 7 associations interrompent la dédicace de Xenia Fedorova sur le stand Fayard
Xenia Fedorova, ancienne directrice de RT France, tente de récréer un canal de propagande en France avec la complicité du groupe Bolloré. Pour l'Ukraine lui a posé publiquement la question des enfants ukrainiens déportés — à laquelle elle a refusé de répondre. Il est grand temps qu'elle soit expulsée. Qu'attend le gouvernement ?
12 avril 2025
PRISE DE POSITION

Les Editions Fayard (Groupe Bolloré) ont annoncé la présence de Xenia Fedorova au Festival du Livre
Les Éditions Fayard (Groupe Bolloré) annoncent la présence de Xenia Fedorova au Festival du Livre
Pour l'Ukraine et les associations signataires demandent que Xenia Fedorova soit désignée persona non grata par les organisateurs du Festival et leurs soutiens institutionnels et médiatiques.
21 mars 2024
COMMUNIQUÉ

L'Arcom vient de mettre en demeure Eutelsat de cesser la diffusion de deux chaînes russes
L'Arcom met en demeure Eutelsat de cesser la diffusion de deux chaînes russes
LSTS et Kanal 5 du National Media Group, sanctionnés par l'UE en décembre 2022, continuaient d'être diffusés. Pour l'Ukraine et ses partenaires se réjouissent de la décision de l'Arcom, tout en regrettant qu'elle ne porte que sur deux chaînes parmi les 190 fréquences signalées, et appellent à poursuivre le travail.
15 octobre 2022
TRIBUNE DANS LE MONDE, Gérard Bensussan

« Le cas russe est un très bon objet d’observation du négationnisme »
Dans une tribune au Monde, Gérard Bensussan, philosophe et membre fondateur de Pour l'Ukraine, analyse le discours de Poutine et de ses proches comme une forme de négationnisme : déni, mensonge et « fictionnement » pour faire disparaître le réel et le remplacer par ses contrefaçons.










