Il faut libérer Oleg Shevandin, prisonnier de Poutine depuis 11 ans
Il aurait dû être sur le tatami des Championnats d'Europe de Wushu Kungfu à Lyon.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le 5 mai 2026, les 20èmes Championnats d'Europe de Wushu Kungfu s'ouvrent à Lyon. Ce jour est aussi le 11ème anniversaire d'Oleg Shevandin, multiple champion d'Ukraine, entraîneur de l'équipe nationale, fondateur de la Fédération Wushu Kungfu de la région de Donestsk - kidnappé le 1er mai 2015 par les forces russes. Sa femme Larysa est sans nouvelles depuis lors.
A cette occasion, l'association Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre ! et le mouvement ukrainien Return Freedom, dirigé par Larysa Shevandina, épouse d'Oleg, ont écrit aux Fédérations européenne et française de Wushu Kungfu pour attirer leur attention sur sa situation et leur demander de rendre publiquement hommage à ce sportif d'exception lors des Championnats d'Europe de Lyon.
Plus largement elles demandent aux deux Fédérations et à la communauté sportive internationale
– de rappeler au monde sportif qu'un Maître de Wushu est maintenu en otage depuis 11 ans pour sa fidélité aux valeurs du sport et à la liberté ;
– de rejoindre l'appel pour obtenir des informations sur sa détention et engager des négociations en vue de sa libération.
Récipiendaire du prix « Famous Masters » au Hong Kong International Wushu Competition 2010, Oleg Shevandin a formé des dizaines d'athlètes de niveau européen et mondial. Il est également auteur de publications académiques en psychologie du sport. Sa fédération, fondée en 1996, était l'une des plus performantes d'Ukraine.
Lors de l'occupation du Donbass par la Russie, il a livré vivres et médicaments, organisé l'évacuation de civils sous les bombardements, et refusé de divulguer les données personnelles des athlètes et entraîneurs de sa fédération malgré les menaces répétées des occupants. En décembre 2014, il a réussi à conduire son équipe au Championnat d'Ukraine à Kyiv — où elle a terminé première.
Le 1er mai 2015, il a été emmené dans un quartier général militaire russe, torturé, accusé d'espionnage pour l'Ukraine, puis transféré en garde à vue du FSB à Donetsk. Sa famille n'a aucune information sur le lieu de sa détention.
Cet enlèvement arbitraire illustre la stratégie russe de terreur systématique infligée aux populations civiles dans les territoires d'Ukraine occupés, que dénoncent Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre ! et Return Freedom. Elle vise particulièrement les personnalités qui incarnent les valeurs nationales ou un engagement citoyen, tels que les champions sportifs, mais aussi les maires, les responsables d'association..
Le cas d'Oleg Shevandin s'inscrit ainsi dans la campagne nationale « Ensemble, sauvons les otages ukrainiens » que lancent conjointement les deux associations pour sensibiliser l'opinion française et européenne au sort tragique de ces populations et demander la libération des plus de 16 000 civils ukrainiens arrêtés et détenus illégalement par la Russie, souvent soumis à la torture et maintenus au secret.
« Oleg est le premier d'une longue liste d'otages civils ukrainiens détenus par la Russie. Chaque jour qui passe sans information est un jour de torture par l'isolement. Votre voix est peut-être sa seule chance »,
souligne Larysa Shevandina, épouse d'Oleg, et présidente de Return Freedom.
Cette campagne s’inscrit dans la continuité de l’appel People First — Les Humains d'abord, lancé par les Prix Nobel de la Paix 2022 Oleksandra Matviichuk et Oleg Orlov, et portée en France par Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !.
