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INDÉSIRABLE EN RUSSIE... ET FIÈRE DE L'ÊTRE !

19 mars 2025

Communiqué de Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !

Notre association a été classée sur la liste des organisations dites « indésirables » par le parquet russe rejoignant de nombreuses organisations internationales. Cette portée par un état dictatorial nous honore car elle vaut reconnaissance Involontaire de notre travail pour dénoncer les crimes du régime de Poutine.

Pour l’Ukraine pour leur liberté et la nôtre ! a appris par une déclaration du procureur général de Russie, publiée le 17 mars sur le site web de son bureau, qu’elle avait été classée  comme  « une  organisation indésirable » en Russie, rejoignant ainsi de nombreuses organisations russes et internationales.


Les responsables et les membres de notre jeune association fondée en 2022 après l’invasion de l’Ukraine - parmi lesquels de nombreux universitaires - ne pourront donc se rendre en Russie où ils n’envisageaient au demeurant pas d’aller cautionner le régime totalitaire de Vladimir Poutine. Ils y voient cependant une reconnaissance involontaire de leur engagement.


« Cette qualification d’ « indésirable » venant d’un État terroriste et dictatorial nous honore car nous y voyons un signe de l’importance du travail accompli en opposition à l’atroce guerre menée par le Kremlin en Ukraine et en soutien à la défense des droits et des libertés en Russie », souligne sa Présidente Sylvie Rollet. « Nous assumons avec fierté les accusations de lutte contre l’agression de Moscou et le soutien à l’Ukraine et aux opposants russes. Nous comptons bien poursuivre ces actions. »


Les autorités russes retiennent notamment comme motifs de leur décision la coopération avec Russie-Libertés et le Comité anti-guerre de Russie, déjà considérées comme indésirables en 2024, ainsi qu’avec des associations pro-ukrainiennes et nos campagnes pour l'application de sanctions contre la Russie.


Nous sommes fiers effectivement d’avoir enquêté et alerté via deux dossiers déposés devant la CPI sur l’entreprise planifiée de déportation et de russification des enfants ukrainiens ; d’avoir dénoncé la pratique systématique des crimes sexuels par l’occupant ; d’avoir appelé au boycott des athlètes russes aux JO de Paris 2024 ; d’avoir demandé le renforcement de l’aide militaire à l’Ukraine et la fermeture de son ciel aux attaques aériennes de Moscou ; d’avoir démontré la nécessité et la possibilité de la confiscation des avoirs publics russes ; d’avoir fourni aux Ukrainiens des générateurs électriques afin qu’ils puissent résister au bombardement des installations énergétiques civiles.


Selon la législation russe, les « organisations indésirables » représentent une « menace pour la Russie ». Les poursuites contre les personnes qui coopèrent avec elles ou contribuent à leur financement en Russie peuvent être de nature administrative et passibles d’amende, ou pénales et passibles  de  peines  allant  jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. N’est-ce pas là un aveu de faiblesse d’un régime dictatorial qui craint toute forme de contestation et tente de l’étouffer ?


Mais c’est aussi une ingérence inacceptable dans la vie publique française, puisque Pour l’Ukraine pour leur liberté et la nôtre ! et Russie-Libertés sont des associations Loi 1901, nées et officiellement enregistrées à Paris.


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